04 mai 2006

Nos amaux les animis

     Ca fait toujours un peu miss France en campagne de dire qu'on aime les animaux. N'empêche qu'on aime les animaux aussi niais que ça puisse paraître. Plus même, à nous quatre on réunit une belle petite ménagerie poilue et écaillue (et un peu décédée mais vous verrez ça en lisant)...

    rublog

Commençons par ma ratte à moi (Syanad), étant donné que c'est l'animal le plus proche de ma tite personne, au niveau géographiquement parlant. Elle est mignonne, albinos (même que ce n'est pas sa faute si ses yeux rouges font peur aux gens), joueuse, goinfre, cleptomane, un peu schizophrène, légerement secouée... et fortement  bancale. Bancale car les rats albinos ont une très mauvaise vue et afin de compenser ce handicap, ils "scannent" leur environnement. Du coup, on a un peu l'impression qu'elle a la cervelle imbibée d'alcool. Cette charmante, magnifique, éblouissante, surprenante touffe de poil à longue queue se nomme "Rubie". L'orthographe est étudiée: c'est la contraction de "rubis" (Sisisisisi) et de "lubie" (vous ne l'aviez pas vue celle-là, hein?).

 

baranimo311

A mon tour! Approchez messieurs-dames, laissez Chasca vous introduire auprès de son aimable ménagerie. A votre gauche, en train de ronger le pied de la table, voici Padam, le lapin transexuel. En octobre dernier, je suis entrée en possession de ce qu'on m'a vendu comme une femelle bélier nain que j'ai baptisée aussitôt Padma. Finalement, j'ai un monsieur lapin dont les oreilles ne sont certes pas droites mais sont encore loin de tomber. Mais vous vous tromperiez en pensant que son changement de sexe est son tour le plus extraordinaire! Car Padam a la faculté de dévorer tout ce qui lui passe à portée de dents! Oui messieurs mesdames, absolument tout! Meubles, rideaux, coussins, carton, papier, cheveux ou poils de chien, rien ne l'arrête!

La visite continue m'sieurs dames! Au fond, 1.47m au garrot pour environ 300 kilos, cette petite bête n'est pas le plus gros saint-bernard du monde, il s'agit du très célèbre Espoir, un poney français de selle de 14 ans.  Je vous arrête tout de suite, poney ça ne veut pas dire boule de poils obèse et naine comme on peut en voir chez thelwells... Non, ici vous voyez du beau, du fort, du sportif!

Et enfin, vautré dans le canapé, le record-dog du monde de sieste en bavant, j'ai nommé Stingo, le chien de la famille! Cet athlète hors du commun est un presque labrador, et s'il aboie beaucoup, ne vous laissez pas impressionez mes bonnes gens, il n'y a que sa balla de tennis qu'il oserait mordre! Affectueusement surnommé "Minou" il résiste pourtant à la crise identitaire, on applaudit m'sieurs dames!

Et merci n'oubliez pas le guide? Hum? Non? ...

aniblog1

    Mesdames et messieurs, vous allez à présent découvrir la petite ménagerie des horreurs de Khira; attendez-vous à quelques frissons de dégoût. (Je tiens à préciser que je n'ai trucidé aucun animal en ma possession. J'ai juste été la propriétaire malheureuse de bestioles ayant la fâcheuse habitude de mourir de façon prématurée.)

    Je n'ai pour l'instant pas la chance d'avoir d'animal vivant, si ce n'est Rubie, mais c'est d'abord la ratte de mon cher et tendre. Je tiens cependant à vous faire visiter ma merveilleuse galerie de bêtes décédées.

    Je passerai assez vite sur la demi-douzaine de poissons rouges qui ont (très) brièvement séjourné chez moi. Wanda, dernier survivant en date, a préféré s'enfoncer la tête sous son amphore décorative jusqu'à l'asphyxie, plutôt que de me voir continuer à lui donner ses daphnies avec amour. Je soupçonne les poissons de me haïr.

    J'ai fait deux essais avec les hérissons. Curieusement, ils ne sont pas morts, mais ne sont pas restés longtemps pour autant. Le premier s'est enfui dès la première nuit. Il a réussi à s'aplatir comme une crêpe pour passer sous la porte du jardin. J'ai retourné tout le quartier pour le retrouver, son jet devait l'attendre, ou alors, c'était le hérisson le plus rapide du monde. Le second a passé deux jours en ma compagnie, mais uniquement parce que sa première tentative d'évasion avait échoué (il avait escaladé une gouttière mais était malencontreusement tombé dans un seau). Il a fini par faire le mur avec autant d'habileté qu'un champion de varape. Je soupçonne les hérissons de me haïr aussi.

    Mon seul grand caprice fut d'avoir une tortue de Floride. J'avais 5 ans et je regardais les Tortues Ninja. Mais quand j'ai vu MA tortue pour la première fois, j'ai hurlé. Elle était beaucoup moins chouette que dans le dessin animé et surtout, c'était une pourriture. Mordeuse, griffeuse, maladive, associale à tendances suicidaires... Elle a fini par mourir d'une overdose de framboise au cours d'un été torride. C'est l'animal qui a passé le plus de temps chez moi. 4 mois, ce n'est pas rien. Après des funérailles grandioses, j'ai déterré ce qui restait d'elle au bout d'un an. Finalement, je ne me suis jamais autant amusée avec ma tortue qu' après sa mort. J'ai d'ailleurs envisagé une carrière d'entrepreneur de pompes funèbres pendant un moment. Mais ma maman a fini par trouver qu'enterrer et déterrer indéfiniment des ossements de bête morte, était malsain. Ca a brisé ma carrière... Les tortues me détestent, c'est sûr.


  En ce qui me concerne, moi, Procastiniamo, j'ai deux petits chiens: des caniches toys. J'en entends déjà dire: oh le chien à sa mémère, c'est nul etc... Que ce soit clair, je vous emmerde le plus cordialement du monde!! Donc mes deux chiens, le père, Hiawatha, un vieux (15 ans) chien abricot, qui a pour le moment et ad vitam eternam une pate bloquée pour cause de luxation de la rotule. C'est pas tous les jours drole d'être un chien ce qui doit expliquer son sale caractère grognard et désagréable... Toujours est il que ce chien a fait une chose formidable, au moins une, au cours de sa vie: mon autre chien Pilou. Un petit toutou noir trop mignon et très intelligent qui a développé une nevrose envers une carotte en plastique commercialisée par Friskies de la laquelle il ne peut plus se séparer sans que sa santé mentale en soit visiblement affectée.Pilou est aussi passé maitre dans l'art délicat de séduire l'être humain à l'insu de son plein gré, il prend un air touchant à base de tristesse, d'espérance irraisonnée et de tremblements frénétiques. Au cas où tout cela s'avererait infructueux, il passe aux tours d'adresse du type marche sur deux pattes tout autour de la cuisine (qui n'est pas vraiment petite...) et en dernier recours, il se pose à un endroit stratégique que lui seul est capable de déterminer et dans 99% des cas, il lui tombe un bout de quelque chose qui se mange juste sous le museau. Du grand art de ventre sur pattes!!


Posté par Syanad à 00:20 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Nos amaux les animis

Nouveau commentaire